Hélas, il se fait tard... Encore un anniversaire, une ronde éternelle des heures et des ans pour un interminable calvaire. Je suis là. Je suis ailleurs pourtant. Tu n'es pas là. Hier , la jeunesse spoliée de son bonheur ; aujourd'hui la conscience d'un nouveau jour, plus long et plus dangereux.
23 ans déjà !mais où suis-je ?Quel bilan ?une simple pensée, un pâle sourire et des larmes toujours les mêmes en ce dixième jour d'Août.
Ce sentiment d'abandon, de perte, se dire que tout change, la fin.
Je me sens seule entourée de mes amis, je me sens seule en moi-même. J'ai raté ma vie, non pas ma vie il est trop tôt pour cela, mais ma jeunesse qu'en est-il ?
Je ne suis pas vieille, mais blasée ; suis-je adulte ?
Je cherche, j'attends, j'espère...le bonheur ?mais comment ?
Je reste là ; je vois le monde autour de moi. Je ne comprends pas ; personne ne me comprend.
Je garde en mon c½ur cette pierre, ce poids qui me suit dans mes moindres mouvements, cette angoisse toujours présente.
Et je pleurs.
Et je pleurs.
Et je pleurs.
Toute cette haine en moi, cette colère qui me fait avancer et reculer à la fois. Je reste là. La recherche d'autres choses, une autre vie ?
Je ne suis plus moi-même, un rien de moi, un rien de toi, un rien de tout le monde. Et un tout de rien.
Je ne suis rien. Tu es tout.
Un petit univers en ce jour d'anniversaire, mais il n'y a que toi, mais où suis-je ?
Je me suis effacée sans regret car tu es le seul à compter dans mon c½ur mon tendre aimé. Mais sans moi, il n'y a pas d'amour pour toi, alors je refais surface dans ce monde tant détesté.
Que le soleil est triste en ce jour d'Août !
Je t'aime.
Et toi m'aimes-tu ?me détestes-tu ?
Le ciel est lourd, je ne fais qu'un avec lui ; m'envoler je devrais y arriver, crier je le ferais, et t'aimer je ne m'arrêterais jamais.
Tu es loin, je suis avec toi ; tu es là, je te garde près de moi. Alors ne pars pas...
Le soleil se couche, bientôt un lendemain d'anniversaire, mais voyons c'est déjà aujourd'hui, il se pourrait bien que cela soit passé. Je n'ai rien vu venir, je n'ai rien compris, je n'ais fait que penser à toi, et moi ?Pourtant c'était mon anniversaire, mon jour à moi, le seul qui me soit réservé...toujours toi, encore toi, penses-tu à moi ?
C'est arrivé.
Mon c½ur bat pour toi, 23 années à battre pour moi, et maintenant c'est à toi.
Je te le donne ; non je te l'ai déjà donné. Ne me le rends jamais.
Hélas il se fait tard...ce n'est plus mon anniversaire...